Résilience Volcanique
MALORY

MALORY

Introduction
Je n’allais pas bien, autant mentalement que physiquement, et cela depuis plusieurs mois, même plusieurs années en y réfléchissant bien.
Ce mal-être était sous-jacent, latent, très peu perceptible au départ. C’était plutôt le côté physique qui se manifestait le plus. Une tendinite du coude droit qui traînait en longueur, des douleurs au poignet et à la main droite qui apparaissent sans raison connue ou encore la jambe droite qui fait des siennes lors de séances de course à pied.
Bref des problèmes physiques gênants qui ne semblaient n’avoir aucun lien entre eux. Pour tenter d‘y remédier, quelques traitements médicamenteux et des séances de kinésithérapie.
Certains de ces problèmes se sont résorbés et d’autres se sont atténués, mais l’ensemble n’était pas probant même si cela allait dans le bon sens côté physique.
Pour le mental, c’était une autre affaire. Je me sentais enfermé, bloqué, frustré… bref, pas bien. J’avais l’impression de ne pas pouvoir faire ce que je voulais. J’avais pleins d’idées en tête, mais le temps semblait me manquer. Il faut dire que je travaillais à la maison et que l’isolement pouvait peut-être me peser sur le moral, même si je ne voulais pas l’admettre.
Et là est arrivée la pandémie de la Covid 19.
Je n’ai pas été touché par ce virus, et tant mieux, mais cela a stoppé mes séances de kinésithérapie. En quelques mois d’arrêt, les légers progrès enregistrés du côté physique ont disparu et, parallèlement, mon état psychique s’est dégradé. Ce virage médical a été nettement perçu par mon entourage à un tel point que les amis et la famille se sont inquiétés pour moi.
Pourtant, de mon point de vue, je ne ressentais ni ne voyais cet état qui extérieurement inquiétait. Toutefois, je me rendais un peu compte, sans trop vouloir le reconnaître, que j’avais un peu perdu l’envie de faire des choses, de me bouger. Peut-être une réaction de protection face à la crise sanitaire à laquelle le monde faisait face. Je m’étais construit inconsciemment une petite bulle dans laquelle je m’étais réfugié.
C’est à ce moment que l’on est venu me parler d’elle.


La première fois
Quasiment tout le monde en a déjà entendu parler, mais, généralement, à titre informatif, dans les journaux, réseaux sociaux ou encore à la télé dans des reportages ou documentaire. C’était aussi mon cas jusqu’au 5 novembre 2020.
C’est la première fois que l’on me parlait personnellement de Miss Malory Parkinson.
Déjà que c’était une période sanitaire compliquée à cause de la pandémie Covid, on vient me parler d’elle et assez souvent ce n’est pas de bon augure.
Mais qui est Miss Malory Parkinson ? Pourquoi parler d’elle en ces termes ?
Pour être franc, elle est mystérieuse et assez étrange. On sait à quoi elle ressemble, on sait la reconnaître, on sait ce qu’elle fait, mais on ne sait pas pourquoi elle le fait, ni quand elle a commencé à le faire et quel est son but. Et ce qu’elle fait n’est pas agréable, ce n’est pas une bonne personne. En plus de cette aura négative, elle demeure insaisissable en se glissant entre les mailles du filet par sa discrétion et son habilité à agir différemment en fonction des personnes qu’elle rencontre. C’est une métamorphe.
Il faut tout de même savoir qu’elle se fait de plus en plus cerner par les personnes à sa recherche grâce aux nombreux moyens déployés et c’est une bonne nouvelle.
Aller à sa rencontre n’est pas une aventure ordinaire et qui laisse le plus souvent de traces indélébiles, au sens propre comme au sens figuré. Sa rencontre vous change la vie et celle de votre entourage familial et amical. Elle est capable de bouleverser le quotidien de la personne concernée et, en même temps, celui de ses relations directes et, parfois, indirectes. On peut dire qu’elle a le bras long et la main lourde.


Tep
Pour ma part, on m’annonce donc que je devrais prochainement la rencontrer. Mais ce n’est pas si simple et pas aussi direct que cela. Trop facile pour elle. Il faut d’abord passer par un intermédiaire incontournable qui vous jugera avant la rencontre.

Obligé, rendez-vous est donc pris avec cet intermédiaire de Miss Malory Parkinson qui se nomme Tep. Un surnom, évidemment, qui est somme toute assez étrange, comme c’est bien souvent le cas pour les surnoms, et qui ne demande pas forcément d’explication sur son origine. Le rendez-vous est prévu pour le 2 décembre 2020 au café Le Perrin à Clermont-Ferrand. D’après les rumeurs, c’est une habitude que de passer par ce lieu pour la rencontrer. Elle y serait assez présente ou, du moins, elle y passerait régulièrement. Il faut donc patienter un petit mois avant d’en savoir plus.

Le jour J du dit rendez-vous, j’arrive donc au café Le Perrin, masque chirurgical sur le visage, merci la pandémie. L’entrée est gardée par deux videurs qui régulent au compte-goutte quelles sont les personnes qui pénètrent dans le lieu, merci la pandémie, bis repetita. On me prend rapidement la température au front, me demande si j’ai rendez-vous et je suis même obligé de justifier mon identité. Je fournis les renseignements et documents nécessaires et on me laisse entrer tout en me précisant d’aller voir la barmaid pour la suite des évènements. Ce que je fais, c’est que bien évidemment.
Le café est assez vaste et dispose de plusieurs pièces, je idéales pour organiser des réunions et des rencontres. Les murs du café sont couverts de carreaux de faïence blanc style métro, ce qui lui donne un air aseptisé, voire froid, et un esprit clinique. Au moins, c’est nickel tout en étant esthétiquement discutable. Mais bon, parfois le côté pratique est plus important que le côté plastique. Chacun ses goûts.
Très sympathique et elle aussi logiquement masquée, la barmaid m’accueille et me demande ce qui m’amène. Je lui dit alors que j’ai rendez-vous avec un certain Tep dans un premier afin de rencontrer ultérieureurement Miss Malory Parkison. Le léger sourire qu’elle avait s’estompe un peu à l’audition de ce qui me faisait venir ici. Elle m’explique ensuite, d’un air désolé, que Tep se fait très souvent attendre entre une heure et une heure et demie. Cette information légèrement contrariante colle bien avec l’état d’esprit général de Miss Malory Parkinson et, au final, venant de la part d’un membre de son équipe, cela étonne peu.
Je vais donc prendre mon mal en patience et, je pour me faire passer le temps, la barmaidd me soumet l’idée de prendre un cocktail. N’ayant pas d’autre choix que d’attendre, autant le faire dans les meilleures conditions possible. Ne me laissant ni démonter ni abattre, je lui demande alors de me surprendre et de me servir un breuvage de son choix. « Chiche ! » me lance-t-elle. Après quelques secondes de réflexion, elle me propose le cocktail « Radioactif » sans m’en décliner la composition. Surprise ! Elle me précise tout de même que ce cocktail s’apprécie sur la durée et qu’il ne faut donc pas se précipiter. Ça tombe bien, j’ai le temps. J’accepte donc la proposition.
Elle s’éclipse en « arrière cuisine » pour le préparer et revient au bout de 10 minutes en portant le breuvage avec des gants. Celui-ci est contenu dans un gobelet en métal argenté, scintillant et imposant. En le prenant en main, je suis saisi par sa température froide et sa lourdeur, ce qui donne l’impression de prendre un gobelet en plomb. Logique vu le nom du cocktail quand on y pense. Et bizarrement, cela va bien avec le côté clinique du bar. Mais j’espère tout de même qu’il n’est pas réellement en plomb, cela serait loin d’être bon pour la santé.
Et l’attente de Tep commence. Et comme elle va être longue, je vais profiter tranquillement du cocktail en le sirotant par petites gorgées.
Tout en sirotant mon cocktail lentement pour faire tourner les aiguilles de l’horloge, mon imagination gambade et j’essaye de deviner à quoi ressemble le fameux Tep. On fait passer le temps comme on peux. J’ai des idées sur son aspect physique, mais je dois attendre plusieurs dizaines de minutes pour valider mes délires imaginatifs.
Au bout d’une heure et demie, comme prévu, on vient m’annocer que Tep est là. L’attente est terminée. Il était temps, car ça cela faisait bien quinze minute que j’avais fini mon cocktail et le passage du temps commençait à ralentir sérieusement. Limite de l’ennui. On me conduit dans une autre pièce du bar, le moment de la rencontre arrive et je vais enfin savoir s’il ressemble à ce que j’ai imaginé. Et j’avais vu juste : Tep est tout en rondeur, imposant par sa taille et ses habits blanc crème assez clair. En même temps, vu l’environnement à l’aspect clinique, la couleur ne pouvais être que claire ou sombre. Deux acolytes se tenaient aux côtés de Tep et se sont eux qui se sont adressés à moi, Tep, quant à lui, restait silencieux et dans son coin, regardat droite devant lui, mais visiblement dans le vide. Décidément, entre Miss Malory Parkinson qui ne se montre pas et Tep qui demeure muet stoique, il est les deux font la paire.
Les deux assistants de Tep m’invitent donc à m’allonger sur une table prévue à cet effet et à ne pas bouger, puis ils sortent de la pièce sans autres explications. Tep entre alors en jeu et se met à tourner autour de la table sur laquelle je suis allongé. Son déplacement est régulier tout en étant assez bruyant comme s’il faisait exprès de trainer les pieds par terre. De temps en temps il s’arrête et recommence ses tours de table. C’est une procédure assez étonnante, mais bon. Et au bout de quinze minutes, sans prévenir ni autres formalismes, Tep arrête son manège et sort de la pièce. Ses assistants m’indique que c’est terminé et me reconduise vers la Barmaid.
La rencontre avec Tep est terminée et la Barmaid m’indique que les conclusions de Tep me seront très rapidement tansmises.


Ce n’est qu’un début
Effectivement, les dires de la Barmaid sur la transmission rapides des conclusions de Tep se sont révélés vrais puisqu’il n’a fallu que deux jours pour les avoir.
Et le verdict est sans appel. J’ai déjà croisé le chemin de de Miss Malory Parkinson et elle m’a déjà fait du mal. Il faut donc prendre des mesures pour lutter contre ses méfaits

IDÉES

  • Diagnostic
  • Première prise de médicament
  • Mise en place du kiné et de l’orthophonie
  • Découverte du reportage sur Yves Auberson
  • Projet Résilience Volcanique
  • Rencontre Catherine Michel
  • Découverte France Parkinson
  • Je deviens délégué départemental